Handline n°402 - Spéciale Mondial au Brésil Mercredi 28 décembre 2011  
LAURENT BEZEAU : «GAGNER, UN SAVOIR-FAIRE»  

Sorti grandi de ses échecs passés, l'Arvor 29 signe de main de maître son premier succès depuis son accession parmi l'élite en 2008. La troupe de Laurent  Bezeau conquiert la Coupe de la Ligue au nez et à la barde de vaillants adversaires. Le talent de ses têtes d'affiche et un mental à toute épreuve sont les ingrédients d'une belle réussite collective.

 

 

Peut-on estimer que ce titre est une juste récompense après les opportunités manquées la saison passée ?

«Le club effectue sa quatrième année en Première division. La saison dernière, nous sommes passés à deux doigts d’une première consécration avec cette place de vice-champion de France et cette finale perdue en Coupe de la Ligue. Et malheureusement, nous ratons le coche en Coupe de France (élimination en demi-finale face à Toulon). Cette année, nous avions vraiment à cœur de rectifier le tir. L’objectif clairement affiché par le Président en début de saison était de décrocher un trophée national. Fin décembre, le contrat est rempli. 

 

L’objectif est atteint mais l’ambition de glaner d’autres récompenses n’en est que plus forte…

L’important est déjà de bien récupérer de ces trois jours avant de se replonger sur d’autres défis. Et les concurrents pour le titre de champion sont nombreux et ont les dents longues en affichant clairement leur appétit. La tâche s’annonce aussi compliquée face à des adversaires désireux de se maintenir et qui se sont renforcés. A n’en pas douter, ce sera un combat de tous les instants.

 

Le combat, il en a justement été question au Havre face à des équipes coriaces comme Mios qui a joué crânement sa chance…

On avait bien analysé le jeu de Mios depuis deux jours. C’est une équipe valeureuse, capable de faire déjouer ses adversaires. Face à elle, on savait que la différence n’allait pas se créer au niveau du handball mais dans notre capacité mentale à ne pas tomber dans leur piège. Nous avons étudié consciencieusement le jeu de cette équipe. Les joueuses ont bien respecté les consignes. A partir de là, tout s’est avéré plus facile. On a aussi réussi à s’appuyer sur nos vertus défensives. C’est un élément prépondérant pour construire cette victoire. C’est un titre et c’est le premier pour Arvor. Et j’espère que ce n’est pas le dernier. 

 

«A chaque jour suffit sa peine»

 

Quel bilan vous tirez sur ces trois jours intenses ?

Gagner c’est un savoir-faire. On peut développer un très beau jeu et ne pas sortir vainqueur au final. Sur ces trois rencontres successives, la qualité n’a pas toujours été au rendez-vous mais nous avons eu le dernier mot. Et c’est le plus important, peu importe les critiques qui entourent nos prestations.   

 

On a parfois vu cette équipe traverser ponctuellement des passages à vide. Comment vous l’expliquez ?

Ces passages à vide sont un peu symptomatiques du handball féminin. On en a eu la parfaite illustration récemment lors du Mondial féminin avec cette rencontre face au Brésil. Il y a une part d’irrationnel. Les joueuses ont l’impression que le match est gagné et tout d’un coup elles se mettent à déjouer. A un moment donné, il faut respecter certaines valeurs et la qualité de son adversaire. 

 

Des adversaires qui auront à cœur de vous faire chuter dès début janvier…

La saison est longue avec un calendrier particulier. On remporte déjà cette première grosse échéance. Gagner le championnat nous tient aussi à cœur comme ravir la Coupe de France. Mais, à chaque jour suffit sa peine. Il faut savoir aborder les rencontres les unes après les autres. Les adversaires sont de très grande qualité. Nous allons nous efforcer de faire le maximum pour rafler un nouveau titre.»

RETOUR